DMLA

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QU’EST-CE QUE LA DÉGÉNÉRESCENCE MACULAIRE LIÉE À L’ÂGE (DMLA) ?

La dégénérescence maculaire liée à l’âge est une maladie dégénérative qui touche la partie centrale de la rétine que l’on appelle la macula. Cette dernière permet la vision centrale et nette. La vision centrale est la vision précise qui est impliquée dans la lecture, l’écriture et la perception des détails et des couleurs.

La DMLA est la troisième cause de cécité dans le monde et la première dans les pays industrialisés. Elle touche principalement les personnes de plus de 50 ans. 

Il existe deux formes de DMLA : la forme atrophique, plus couramment appelée « forme sèche », et la forme exsudative, également appelée « forme humide ». Ces deux formes sont généralement évolutives, indolores et se développent dans les deux yeux. 

Aux stades précoces, la DMLA n’altère pas la vision. Plus tard, en cas de progression de la maladie, les patients présentent une vision ondulée ou trouble et, si la maladie continue de s’aggraver, la vision centrale peut être totalement perdue.

Les symptômes de la dégénérescence maculaire sèche sont les suivants :

  • Diminution de la sensibilité aux contrastes : Nécessité d’avoir un meilleur éclairage pour lire ou pour effectuer tout travail de précision.

  • Diminution de l’acuité visuelle et vision centrale de plus en plus trouble : Altération de la perception des couleurs et distorsion des lignes droites (qui apparaissent déformées et courbes).

  • Apparition d’une tâche sombre centrale (scotome) au stade tardif : difficultés à reconnaître les visages, à conduire, à lire ou à réaliser d’autres activités de la vie quotidienne.

  • Symptômes généralement bilatéraux

La forme sèche est la plus fréquente, mais elle progresse généralement plus lentement (sur plusieurs années). La dégénérescence maculaire sèche peut évoluer en dégénérescence maculaire humide (néovasculaire), qui se caractérise par la croissance, sous la rétine, de vaisseaux sanguins qui fuient.

Les symptômes de la dégénérescence maculaire humide sont : 

  • Contrairement à la « forme sèche », elle est plus susceptible de provoquer une modification relativement soudaine de la vision entraînant une perte importante de celle-ci. 
  • Premiers symptômes : généralement distorsion visuelle (Scotome et distorsion vers l’intérieur des lignes droites)
  • À l’origine d’une perte de vision rapide
  • Symptômes généralement unilatéraux 
  • Diagnostic posé par un ophtalmologiste
  • Examen du fond d’œil. La dégénérescence maculaire est souvent associée à l’apparition de dépôts jaunes qui se forment sous la rétine et que l’on appelle drusen. Les drusen visibles au cours de cet examen sont à l’origine d’une accumulation de liquide, de saignements ou d’un aspect tacheté. 
  • Test de dépistage des troubles de la vision centrale. Une grille d’Amsler peut être utilisée pour le dépistage des troubles de la vision centrale. En cas de dégénérescence maculaire, certaines des lignes droites de la grille sembleront s’estomper ou auront l’air d’être brisées ou déformées.
  • Angiographie à la fluorescéine. Réalisée à l’aide d’une caméra spéciale après injection d’un colorant, l’angiographie à la fluorescéine permet de mettre en évidence les vaisseaux sanguins de l’œil et révèle la présence de modifications de la rétine ou de fuites provenant de vaisseaux sanguins anormaux.
  • Angiographie au vert d’indocyanine (ICG pour indocyanine green). Comme l’angiographie à la fluorescéine, cet examen nécessite l’injection d’un colorant. Il est utilisé pour confirmer les résultats d’une angiographie à la fluorescéine ou pour identifier des vaisseaux sanguins anormaux situés plus en profondeur dans la rétine.
  • Tomographie en cohérence optique. Cet examen d’imagerie non invasif permet de visualiser des coupes transversales détaillées de la rétine. Il identifie les zones d’amincissement, d’épaississement ou de gonflement. Cet examen contribue également à la surveillance de la manière dont la rétine répond aux traitements de la dégénérescence maculaire.
  • Après l’âge de 50 ans, il est nécessaire de procéder régulièrement à des vérifications, en particulier en cas de présence de facteurs de risque. 

TRAITEMENT DE LA FORME SECHE (DMLA ATROPHIQUE)

  • À ce jour, il n’existe aucun traitement qui permette de guérir la DMLA atrophique.
  • La prise de compléments alimentaires présente un intérêt dans les cas de DMLA atrophique. Les compléments alimentaires recommandés sont ceux contenant du zinc, du cuivre, de la vitamine C, de la vitamine E, de la lutéine et de la provitamine A, notamment chez les patients présentant un risque d’évolution (forme sèche ou forme humide unilatérale).
  • D’autres mesures d’accompagnement sont nécessaires :
    • Utilisation d’objets à l’ergonomie adaptée et des technologies d’accessibilité : loupes éclairantes, logiciels de synthèse vocale...
    • Rééducation visuelle : ensemble des techniques visant à utiliser au maximum la vision restante.

TRAITEMENT DE LA FORME HUMIDE (DMLA EXSUDATIVE) 

  • Il convient d’instaurer un traitement par anti-VEGF aussi rapidement que possible après le diagnostic de DMLA exsudative rétrofovéolaire.
  • En cas de contre-indication aux anti-VEGF, les options thérapeutiques suivantes peuvent être envisagées au cas par cas : 
    • Photothérapie dynamique à la vertéporfine
    • Photocoagulation au laser en cas de néovascularisation choroïdienne (NVC)