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CONSEIL PRATIQUE
Votre ophtalmologiste est
le meilleur juge pour décider des
techniques de traitement adaptées
à votre cas.
DMLA

Prise en charge et traitements

Prévention
La DMLA étant favorisée par de mauvaises habitudes alimentaires, la prévention primaire passe par une alimentation équilibrée. A cet effet, quelques principes sont à respecter : consommer du poisson au moins deux à trois fois par semaine ; manger régulièrement des fruits et des légumes ; faire régulièrement des exercices physiques ; contrôler la surcharge pondérale et arrêter le tabac.12

Aujourd’hui de nombreux compléments alimentaires à visée oculaire sont disponibles. Pour les utiliser à bon escient, l’ophtalmologiste reste votre meilleur allié. En fonction de la gravité de votre DMLA et en l’absence de tabac, vous pourrez tirer bénéfice d’apports alimentaires quotidiens d’oxyde de zinc avec du cuivre, de la vitamine C, de la vitamine E ou du bêta-carotène.8

Photocoagulation au laser
Cette technique consiste à brûler au laser les lésions de la rétine qui se situent à proximité de la région centrale, l’objectif étant d’empêcher ces lésions d’atteindre le centre de la rétine et d’entraîner une baisse de vision définitive. Cette photocoagulation se fait généralement en une seule séance et ne nécessite aucune hospitalisation.

Avant le traitement, l’ophtalmologiste instille quelques gouttes de collyre dans l’œil à traiter pour dilater la pupille. Après avoir examiné le fond d’œil à l’aide d’une lentille, il ajuste le tir laser à l’aide d’un faisceau de visée. Pendant la séance, il vous est recommandé de garder les yeux fixes sans bouger. Le laser présente très peu de risques et n’est pas douloureux. Les impacts de laser peuvent cependant laisser des marques sur la rétine que vous percevez comme des taches sombres transitoires dans votre champ visuel. Chez une personne sur six, le laser engendre des phénomènes lumineux ou colorés, voire de véritables hallucinations visuelles.13

Après la séance de traitement, il faut surveiller par des angiographies régulières qu’aucun néovaisseau ne persiste ou ne récidive.

Thérapie photodynamique
La thérapie photodynamique ou PDT (Photodynamic Therapy) consiste à activer, grâce à un laser de faible intensité, un colorant préalablement injecté dans une veine du bras. Ce colorant se fixe de façon sélective sur les néovaisseaux. Son activation crée un « bouchon » au sein du vaisseau, entraînant la disparition de ce dernier. Cette technique est indiquée pour le traitement de la DMLA exsudative lorsque les néovaisseaux atteignent le centre de la macula et ne peuvent être traités par photocoagulation au laser.12

En pratique, le colorant est administré en perfusion par une seringue reliée à un cathéter placé dans une veine du pli du coude, du bras ou de la main. La perfusion est administrée pendant 10 minutes et le laser est effectué 5 minutes après la fin de la perfusion. Comme pour le traitement laser conventionnel, l’ophtalmologiste pose une petite lentille de contact sur l’œil après avoir réalisé une anesthésie locale par un collyre. Le laser est ensuite appliqué sur l’ensemble de la zone malade.14

Le laser n’est pas douloureux et la perfusion est généralement bien supportée. Après la séance de traitement, quelques précautions sont à respecter : protéger l’œil de la lumière grâce à l’utilisation de lunettes spéciales et éviter toute exposition au soleil pendant 48 heures.12

L’effet du traitement étant souvent transitoire, il faut réaliser un suivi régulier clinique et angiographique afin de dépister des récidives.

Traitements anti-angiogéniques
Plusieurs molécules sont actuellement disponibles en France. En inhibant la croissance des néovaisseaux, ces médicaments anti-angiogéniques ou anti-VEGF permettent d’obtenir une stabilisation, voire une régression des lésions. Ils sont administrés par injection à l’intérieur du corps vitré, toutes les 4 à 6 semaines. Cette injection peut être réalisée soit à l’hôpital soit au cabinet médical mais ne nécessite aucune hospitalisation. Afin de dépister des récidives éventuelles, un suivi régulier est nécessaire.

Rééducation visuelle
La rééducation visuelle regroupe l’ensemble des techniques visant à utiliser au maximum la vision restante. Elle dure environ 6 mois. Indispensable au maintien de l’autonomie du patient, le travail de rééducation implique une collaboration étroite entre le patient, l’ophtalmologiste, l’orthoptiste et l’opticien en charge de l’équipement optique.


8 Beers H, Porter R, Jones T. Pathologie de la rétine. Dans: Le Manuel Merck de Gériatrie – Quatrième édition, Merck Research Laboratories 2006, p. 916-917.
12 DMLA : 2ème campagne nationale d’information et de dépistage du 16 mai au 14 juin 2008. http://www.senioractu.com/DMLA-2eme-campagne-nationale-d-information-et-de-depistage-du-16-mai-au-14-juin-2008_a9181.html
13 Cohen SY, Desmettre T. Quelles sont les effets secondaires du laser ? Dans : DMLA – Dégénérescence liée à l’âge, Bash 2008, p 118.
14 Cohen SY, Desmettre T. En pratique, comment la PDT est-elle administrée ? Dans : DMLA – Dégénérescence liée à l’âge, Bash 2008, p 124.

 

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